Saint-Laurent de Mure est une petite ville de 4700 habitants située à l'Est du département du Rhône, a
la limite avec l'Isère, dont elle faisait partie jusqu'en 1967. Proche de Lyon et affirmant sa tendance à
devenir une commune résidentielle, elle conserve toutefois quelques caractères ruraux.
L'église est venue s'installer très tôt dans notre
village, sans doute sur des emplacements d'habitations
antiques, dès le Vème siècle où de célèbres prêtres officient. En 1150, une abbaye lyonnaise fonde le
prieuré de Poulieu, et rassemble les paroisses aux alentours sous l'autorité d'un prieur qui engrange
la dîme. On y pratique surtout l'élevage dans l'immense forêt de Planaise, sur le site actuel de l'aéroport.
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Ce fut sans doute l'un
des prieurés de l'abbaye d'Ainay les plus rentables économiquement..
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Une seigneurie locale, les Anselme de Saint-Laurent, y pratique un despotisme certain, vite freiné par
des seigneurs plus puissants. En 1310, notre région passe de la Savoie au Dauphiné qui s'étend dès lors
aux portes de Lyon, et donc du royaume de France.
Le Dauphin pour marquer ses prétentions y fit
construire un château fort. La forteresse est à l'origine du regroupement du village près de son église
dont il n'est distant que d'une cinquantaine de mètres. Ce château delphinal fur démoli en partie en
1590, lors des guerres de religion. Vers 1480 le prieuré de Poulieu détruit par les soldats du Dauphin
est reconstruit comme un petit château de plaisance. .
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Lieu de passage
important, le village abritait déjà un relais de poste au XVIème siècle (le bâtiment est conservé).
Sous Louis XV, le village voit la construction d'une large route royale qui deviendra impériale, puis
nationale N° 6. Une partie du bourg se déplace alors vers cette voie de passage qui voit affluer soldats,
mais aussi parfois des brigands, ce qui entraîne l'installation des forces de l'ordre. mais jusqu'au
début du XXème siècle, la route est longue pour les soldats se déplaçant à pied de Lyon à Grenoble.
Saint-Laurent est alors la première étape des régiments, à la sortie ou à l'arrivée des casernes lyonnaises..
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Les cafés y fleurissent alors.
L'importance de la route fait rapidement grandir et se moderniser le village,
qui reste cependant pendant tout le XIXème siècle, un bourg paysan du Bas-Dauphiné. La mairie
administre une population qui croît, et réclame les installation du progrès comme les fontaines,
lavoirs, balances publiques, rues larges et pavées, et même aménagements de prestige, comme
l'allée des platanes, qui mène à l'hôtel de ville et abrite le marché.
Saint-Laurent-de-Mure a vu
passer la seconde guerre avec peur, puisque tous les hommes du village étaient retenus en otages
et n'ont été libérés que sur supplication du maire et du curé. Des résistants y ont été également
abattus, le plus jeune avait 18 ans. |